Richard  Johnson                                                               

Le Réseau des Gîtes Classifiés du Québec est l’un des plus beau cas de commerce en ligne dans Internet au Québec.

Son marketing mondial est dirigé à partir du petit village de Les Méchins, en Gaspésie.

Il ne s’agit pas de commerce transactionnel – achat ou réservation en ligne avec carte de crédit – mais de marketing.

Un marketing exécuté à la perfection puisque 75% des nuitées dans les 102 gîtes du réseau sont achetés par des Européens ! Faut le faire ! D’autant plus que le siège social, le gîte du Ruisseau à Sem, est situé aux Méchins, sans aucune antenne à Québec ou à Montréal.
En haute saison, le réseau qui compte aussi 9 gîtes au Nouveau Brunswick, est occupé à hauteur de 90%, et de 40% en basse saison. La majorité des gîtes sont situés en Gaspésie ou dans des régions éloignées.

Trilingue

Le site web est le principal outil de publicité du Réseau qui offre au total 500 chambres.

«Les gens découvrent sur le web, cliquent sur nos pages centrales où ils visitent les gîtes qui les intéressent. Photos, description, activités, prix, etc. Ils peuvent réserver par courrier électronique en nous écrivant directement ou en communiquant avec les propriétaires de gîtes, dit Mme Nicole Roger, présidente du Réseau des Gîtes Classifiés du Québec.»
«Quand vous habitez des régions éloignées, il faut de l’imagination et nous avons décidé, il y a quatre ans, d’utiliser le réseau Internet.»
Le site web du Réseau des Gîtes Classifiés (http://www.gites-classifies.qc.ca) est présenté en français, en anglais et en allemand.

«Ça coûte cher de travailler en trois langues, mais ça rapporte. On développe une clientèle de niche et on assure notre indépendance.»

Richard Paquette

C’est bien d’être sur Internet, mais ce qui est encore plus important, c’est d’y être vu.

C’est ici que le webmaster Richard Paquette, un pilote d’avion et mari de Nicole Roger, joue un rôle clé.

Il passe environ quatre heures par jour à s’occuper du site et à faire son référencement dans les outils de recherche et les répertoires. Tous les jours, il surveille les outils de recherche et peaufine son travail.
Les résultats sont spectaculaires puisque, quel que soit l’outil de recherche, le Réseau des gîtes classifiés sort toujours en tête de liste.

«Nous sommes référencés dans plus de 1300 outils de recherche et 6000 à 7000 signets, dit Paquette. Les robots des outils de recherche travaillent tous différemment, il faut les comprendre, les analyser, les surveiller sans cesse.»
«Pour nous, c’est très important car le Net est notre principal outil de promotion. Les internautes, lorsqu’un robot leur donne plusieurs milliers de référencements, vont se contenter de fouiller les premières pages. Il faut être là.»

Une façon de faire bien différente

Il ne faut pas se surprendre du succès du Réseau des Gîtes Classifiés du Québec sur le Net, car Nicole Roger fait toujours les choses d'une façon différente.


Elle a été la première à proposer un système de classification des gîtes qu’elle applique d’une façon rigoureuse dans les  établissements. La première à mettre à point et imposer des normes. L’idée était tellement bonne que l’industrie et le gouvernement ont décidé de la copier….et de la tasser dans le coin.

«Sauf que mon concept est protégé par marque de commerce et que nous travaillons avec des établissements de type familiaux, de cinq chambres et moins. Pourquoi vouloir nous comparer avec les hôtels? Ça n’a pas de sens ! Pas question de céder aux lobbies des hôteliers. Nous perfectionnons les entreprises familiales, nous encourageons le développement économique régional et nous attirons les touristes étrangers.»
«On n’a pas eu besoin d’une commission d’étude pour comprendre qu’on doit se prendre en main. On a pas attendu les fonctionnaires pour comprendre qu’on devait classifier les gîtes - ce que l’industrie n’a pas fait pendant vingt ans - et utiliser Internet pour étendre nos marchés. Si les autres dormaient, ce n’est pas notre problème.»

«Le Réseau des Gîtes Classifiés file vers l’intégration de commerce électronique total. Mais avant tout, on doit s’assurer que tous nos membres sont branchés au réseau.»